16h30 – 17h30 : Table ronde – Nouvelles pratiques, nouveaux rituels funéraires

François Michaud-Nérard, Manon Membrez, Myriame Marti et Vincent Varlet, Modérateur Marc-Antoine Berthod

François Michaud-Nérard
Manon Membrez, Représentante de l'association Humusation Suisse
Myriame Marti
Dr_Vincent_Varlet

François Michaud-Nerard
Membre du Conseil National des Opérations Funéraires français, consultant et dirigeant d’entreprise.

  • A qui revient-il d’organiser les obsèques, à ceux qui restent ou au futur mort ?
  • N’avons-nous plus besoin de repères dans le deuil pour que le rôle traditionnel des cimetières disparaisse ?
  • Quel impact sur les rites funéraires lorsque la mort touche des personnes de plus en plus vieilles et en plus mauvais état ?

Manon Membrez
Humusation Suisse

  • Qu’est-ce que l’humusation ?
  • Pourquoi proposer cette alternative, quels sont les arguments en sa faveur ?
  • Est-il déjà possible, en Suisse ou ailleurs, de se faire humuser ?

L’humusation est une pratique funéraire alternative qui propose de disposer des corps humains en les compostant. Son objectif est notamment d’éviter les impacts environnementaux causés par les pratiques conventionnelles, mais aussi de replacer symboliquement et physiquement l’humain dans les cycles naturels. Encore à l’état de concept, elle est portée par des associations dans plusieurs pays d’Europe, comme c’est le cas de l’association Humusation Suisse depuis 2021. L’association vise à faire connaître cette pratique et œuvre, notamment auprès des collectivités publiques, pour que l’humusation puisse un jour être disponible en Suisse.


Myriame Marti
Thanatopractrice. Fondatrice de Thanatorium.ch

  • Comment le fait de pratiquer un soin de conservation replace le corps du défunt au centre des rituels ?

Dr Vincent Varlet
Responsable du Swiss Human Insitute of Forensic Taphonomy (SHIFT) du Centre Universitaire Romand de Médecine Légale

  • Comment expliquer le développement de nouvelles sépultures alternatives aux traditionnelles inhumations et incinérations ?
  • Est-ce un progrès ?
  • Quels avantages ?

L’observation à travers les âges a toujours montré que l’Homme craignait ce qu’il ne connaissait pas. La Mort n’échappe pas à ce constat et les religions et spiritualités se sont emparées de la thématique afin d’adoucir ces moments de séparation et de deuil en imposant des rituels et des sépultures propres aux différentes civilisations. Les grandes épidémies et l’hygiénisme du XIXème siècle ont permis d’imposer également une autre lecture des sépultures au travers de l’élimination des germes par le feu. Ainsi, aujourd’hui en Suisse en 2022, nous n’avons le choix qu’entre deux moyens de sépulture : l’inhumation et l’incinération.

Toutefois, dans notre vie mondialisée et médiatisée, nous voyons que d’autres moyens de sépultures existent ailleurs dans le monde. Ceux-ci pourraient répondre efficacement aux niveaux challenges sociétaux auxquels nous faisons face, de la même façon que l’incinération s’est imposée pour limiter la propagation de maladies.

Aquamation, promession, humusation, Green burials, etc. sont autant de finalités possibles pour notre corps. Toutefois, les bases légales actuelles rendent impossible ce type de choix alors que ces nouvelles sépultures pourraient pleinement répondre à certains rituels religieux / spirituels, à certaines convictions écologistes / environnementales tout en réduisant les risques professionnels pour les collaborateurs funéraires.


Modérateur Marc-Antoine Berthod

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