16h00 – 16h30 : Prise en charge des défunts

François Michaud-Nérard

François Michaud-Nérard

François Michaud-Nerard

Membre du Conseil National des Opérations Funéraires français, consultant et dirigeant d’entreprise

  • A qui revient-il d’organiser les obsèques, à ceux qui restent ou au futur mort ?
  • N’avons-nous plus besoin de repères dans le deuil pour que le rôle traditionnel des cimetières disparaisse ?
  • Quel impact sur les rites funéraires lorsque la mort touche des personnes de plus en plus vieilles et de plus en plus atteintes dans leur santé ?

Depuis la nuit des temps, les rites funéraires ont été une obligation impérative pour les survivants comme en témoigne le mythe d’Antigone. Mais avec la généralisation des contrats de prévoyance obsèques apparaît une injonction au futur mort de s’occuper de ses propres obsèques.

Depuis la nuit des temps, les morts étaient disposés dans des lieux réservés, avec une forte symbolique de séparation du monde des vivants et des morts. Avec la crémation et des cendres nomades, ce sont ces repères qui disparaissent.

Depuis la nuit des temps, les rites funéraires étaient gérés par la magie puis par la religion, mais de nos jours, beaucoup d’endeuillés sont non-croyants et l’immense majorité non-pratiquants.

Avons-nous apprivoisé la mort à ce point que nous n’ayons plus besoin de rites funéraires ou au contraire avons-nous voulu néantiser la mort ?

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