18h30 – 19h00 : La mort, un enjeu de santé publique

Gaëlle Clavandier

Gaelle Clavandier

Gaëlle Clavandier, Dr en sociologie & anthropologie, Université Jean Monnet, France

  • Assiste-t-on à une transformation sans précédent du rapport contemporain à la mort ?
  • Comment anticiper et faire face à une augmentation des décès ?
  • Quels impacts sur les lieux de sépulture, au sein de la famille, sur les professionnels ?

Si une augmentation des décès est prévisible d’un point de vue démographique en raison du vieillissement des populations occidentales, divers épisodes, dont la pandémie de Covid, ont montré que des événements pouvaient également influer sur les taux de décès. Comment faire face à ces décès, parfois nombreux, dans des sociétés qui ont fondé leurs valeurs sur la vie, la réalisation de soi, la jeunesse ? Comment apprendre à vivre autrement dans un environnement où la mort est présente ?

Ces changements ne sont pas sans conséquence sur la structure de la population et ont également des effets sur les liens intimes à l’échelle de la famille ou du couple. Ils nécessitent aussi une plus grande attention des pouvoirs publics à ces questions et une meilleure articulation entre professionnels des secteurs concernés. Il ne s’agit en effet pas seulement d’un problème de santé publique ou d’une gestion des corps morts. Mais bien de réfléchir à comment une société, dans toute son étendue, a la capacité de faire avec la mort et d’élaborer des réponses individuelles et collectives pour répondre à cette situation en grande part inédite à l’échelle contemporaine. Repenser les espaces dédiés aux morts, renforcer les articulations entre le sanitaire et le funéraire, donner de l’autonomie à la personne en fin de vie comme à ses proches sont parmi les enjeux qui nécessitent des débats publics.

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